Politique idées

Pour le maintien de lagriculture biologique ! la france doit soutenir une position ferme!

Le 10 ou 11 juin prochain, le Conseil européen votera sur un nouveau règlement de lagriculture biologique.

La position de la France est particulièrement importante pour maintenir une production biologique de qualité qui contribue directement à la préservation de lenvironnement et des ressources naturelles.

Le nouveau règlement sur lAgriculture Biologique en cours de négociation au sein de lUnion Européenne pourrait représenter un danger majeur pour lagriculture biologique :

- Des dérogations permettant potentiellement dutiliser des substances chimiques, dont certains pesticides de synthèse, et des intrants issus dOGM y seraient prévues;

- La pollution des produits bio par des OGM y serait tolérée jusquau seuil de 0,9%, comme pour les produits de l'agriculture conventionnelle.

- Le système détiquetage introduirait une nouvelle catégorie permettant de faire référence à la bio sur un produit majoritairement conventionnel, par exemple pour un yaourt contenant uniquement des fraises bio mais fabriqué avec du lait conventionnel.

- Le contrôle des points à risque , en référence au système HACCP, se substituerait à lactuelle obligation de moyens et contraindrait les producteurs à multiplier les analyses et lachat dintrants, de matières premières et autres matériels officiellement sécurisés , pour un coût financier pénalisant en particulier les plus petits opérateurs, excluant les substances naturelles, les semences traditionnelles et les animaux de renouvellement bio non homologables dans le cadre juridique actuel, et favorisant ainsi les dérogations, voire les obligations d'utilisation de produits chimiques de synthèse.

- Le développement de cahiers des charges bio, notamment nationaux (comme celui qui régit le label AB), plus stricts et plus adaptés aux régions que le nouveau cahier des charges européen, ny serait pas autorisé.

Une telle banalisation du cahier des charges de lagriculture biologique la détournerait de sa nature, de ses spécificités et de ses enjeux.
Par conséquent, nous demandons à Madame Lagarde, Ministre de lagriculture et de la pêche, de ne pas voter pour un règlement européen qui inclurait lensemble de ces conditions, ou seulement lune dentre elles.

Le Parlement européen, et notamment le rapport de Marie-Hélène Aubert sur la production et létiquetage des produits biologiques, adopté par une grande majorité des parlementaires européens ce 22 mai, préconise un encadrement strict des productions biologiques.

Nous demandons au gouvernement français de tenir compte de cet avis du Parlement européen et du souhait des consommateurs (de plus en plus nombreux à consommer des produits de lagriculture biologique, à la fois pour leur santé et pour lenvironnement), en refusant de voter pour de telles conditions. Il faut en particulier rejeter lautorisation, même par dérogation exceptionnelle, des additifs et des traitements vétérinaires issus dOGM ainsi que de certaines substances chimiques, notamment les pesticides.

Le vote de la France doit être cohérent avec le souci exprimé par le Président Nicolas Sarkozy pour la biodiversité et son souhait de reconsidérer notre rapport à la nature.

Nous soutenons la manifestation organisée par Nature & Progrès (Belgique, France, Espagne, Portugal) à Bruxelles* le 11 juin 2007 pour la défense de lagriculture biologique et invitons tous les Français à manifester leur opinion auprès du gouvernement français en participant à la cyberaction organisée en partenariat avec Cyber @cteurs
http://www.cyberacteurs.org/actions/action.php?id=-154

* à 12h au Rond Point Schuman, face au Conseil de lUnion européenne

Action proposée par :

ACAP (Action citoyenne pour les alternatives aux pesticides) Acecomed - Action Consommation Adéquations - Agir pour lenvironnement - Association 4D - Bio Consomacteurs Cheminements - Europe des consciences - Fédération Nature & Progrès - Greenpeace France Kokopelli - LAge de faire - Les Amis de la Terre - MDRGF (Mouvement pour les droits et le respect des générations futures) Objectifbio - Planète Urgence - WWF France, en partenariat avec lassociation Cyber @cteurs.


Contacts :

Action Consommation - Véronique Gallais : vgallais@actionconsommation.org
Bio Consomacteurs Hugues Toussaint : h.toussaint@bioconsomacteurs.org
Fédération Nature et Progrès Guy Kastler : guy.kastler@wanadoo.fr
MDRGF / ACAP François Veillerette : mdrgf@wanadoo.fr

>>> COMMENT AGIR ?

C'EST FACILE : A VOUS DE SUIVRE LES 6 ETAPES SUIVANTES :

1- Copiez LE TEXTE À ENVOYER ci-dessous entre les ############
2- Ouvrez un nouveau message et collez le texte
3- Signez le : prénom, nom, adresse, ville
4- Rajouter l'objet de votre choix : défense de l'agriculture biologique
5- Adressez votre message aux adresses suivantes :
ressource@agriculture.gouv.fr
cyberacteurs@wanadoo.fr

copie à
ministere@ecologie.gouv.fr
petitions01@www.elysee.fr

Cliquer ici :
<mailto: cyberacteurs@wanadoo.fr;ressource@agriculture.gouv-.fr>

<mailto:cyberacteurs@wanadoo.fr,ressource@agric-ulture.gouv.fr>

Vérifiez que les 2 adresses apparaissent bien

6- Envoyez le message

Cette cyber @ction est aussi signable en ligne
http://www.cyberacteurs.org

Par cette action, vous ferez connaître votre opinion a Christine LAGARDE Ministre de l'Agriculture et de la Pêche et à Cyber @cteurs pour nous permettre d'évaluer l'impact de cette action et en informer nos partenaires
Association Cyber @cteurs C/O Alain Uguen 152 rue F.Pelloutier 29000 Quimper

############

Prénom, Nom
Profession :
Adresse :
Localité :
Pays :

Lettre ouverte à Madame la Ministre de lagriculture et de la pêche


Madame Christine Lagarde
Ministre de lagriculture et de la pêche
78 rue de Varenne
75007 Paris

copie à

M. Nicolas Sarkozy, Président de la République

M. Alain Juppé, Ministre de lEcologie, du Développement et de lAménagement durables

Objet : Vote du nouveau règlement européen de lagriculture biologique

Madame la Ministre,

Le 10 ou 11 juin prochain, le Conseil européen votera sur un nouveau règlement de lagriculture biologique. La position de la France est particulièrement importante pour maintenir une production biologique de qualité qui contribue directement à la préservation de lenvironnement et des ressources naturelles.

Ce nouveau règlement sur lAgriculture Biologique pourrait représenter un danger majeur : dérogations permettant potentiellement dutiliser des substances chimiques, dont certains pesticides de synthèse, et des intrants issus dOGM ; pollution des produits bio par des OGM tolérée jusquau seuil de 0,9% ; système détiquetage permettant de faire référence à la bio sur un produit majoritairement conventionnel ; contrôle des points à risque se substituant à lactuelle obligation de moyens et contraignant les producteurs à multiplier les analyses et lachat dintrants, de matières premières et autres matériels officiellement sécurisés ; interdiction de cahiers des charges bio, notamment nationaux (comme celui qui régit le label AB), plus stricts et plus adaptés aux régions que le nouveau cahier des charges européen.

Je soutiens les associations qui luttent contre une telle banalisation du cahier des charges de lagriculture biologique, qui la détournerait de sa nature, de ses spécificités et de ses enjeux.
Soucieux du maintien de la qualité des productions biologiques, je vous demande de ne pas voter pour un règlement européen qui inclurait lensemble de ces conditions, ou seulement lune dentre elles.

Le Parlement européen, notamment à travers le rapport de Marie-Hélène Aubert sur la production et létiquetage des produits biologiques, adopté par une grande majorité des parlementaires européens ce 22 mai, préconise un encadrement strict des productions biologiques.

Je vous demande de tenir compte de cet avis du Parlement européen et du souhait des consommateurs, en refusant de voter pour de telles conditions, et en particulier de rejeter lautorisation, même par dérogation exceptionnelle, des additifs et des traitements vétérinaires issus dOGM ainsi que de certaines substances chimiques.

Une décision contraire serait incompatible avec le souci exprimé par le Président Nicolas Sarkozy pour la biodiversité et son souhait de reconsidérer notre rapport à la nature.

Lengagement de la France pour conserver un règlement strict pour lagriculture biologique serait par ailleurs un signe positif vers les citoyens français, confiants dans le label AB et de plus en plus nombreux à consommer des produits de lagriculture biologique, à la fois pour leur santé et pour lenvironnement.

Je vous prie dagréer, Madame la Ministre, lexpression de mes respectueuses salutations.

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Une vidéo à visionner
Simple et éloquent en 3 minutes :
http://www.dailymotion.com/video/x1ds9p_alerte

Copie de la "lettre de Kokopelli"

"Nicolas et Pimprenelle de l'Environnement"

Suite aux dernières déclarations de la ministre de lAgriculture, le Grenelle de lEnvironnement nous apparaît de plus en plus comme une gigantesque mascarade (qui porte les masques?) ou un pathétique théâtre de marionnettes (qui tire les ficelles?) qui nest pas sans nous rappeler un somnifère télévisé qui fut lancé quelques années avant mai 68 (et les accords de Grenelle) et qui faisait la joie des petits et grands enfants: Nicolas, Pimprenelle et Gros Nounours.

Gros Nounours descend raconter de belles histoires aux enfants et remonte ensuite sur son nuage conduit par le marchand de sable qui lance une poignée de sable doré dans les yeux des enfants pour les endormir et séloigne en jouant au pipeau la musique de Que ne suis-je la fougère: Que ne puis-je par un songe, Tenir son coeur enchanté ! Que ne puis-je du mensonge, Passer à la vérité ! Qui sont le gros Nounours et le marchand de sable au pipeau? Dormez, dormez, la petite France den-bas. Un peu de grenelle au sable doré et vous serez bientôt narcosé et dupé.

Si lon en croit le dernier communiqué de Mme Lagarde, ministre de lAgriculture, nous sommes loin de passer du mensonge à la vérité! Alors que lOrganisation des Nations Unies pour lAlimentation et lAgriculture (FAO) vient de déclarer, en début mai 2007, que lAgriculture Biologique peut nourrir toute la planète sans impact négatif sur lenvironnement, madame la Ministre nous ressert la grande farce de lagriculture raisonnée comme étant lagriculture écologique du futur.

Non, Madame Lagarde, lagriculture raisonnée nest pas une agriculture durable respectueuse de lenvironnement. Lagriculture raisonnée nest quune des variantes de lagriculture irraisonnée et toxique qui sévit depuis 60 années, qui a été mise en place et soutenue par tous les gouvernements (quelle que soit leur coloration politique) et qui a fait de la France une poubelle agricole génératrice de cancers. La seule agriculture durable est une agriculture sans pesticides, sans intrants de synthèse et sans chimères génétiques et qui met en oeuvre des pratiques culturales issues tout autant des traditions paysannes que des recherches de lagro-écologie.

Non, Madame Lagarde, la croissance agricole et la durabilité ne sont pas conciliables. Les nappes phréatiques sont vides, les sols sont morts, les cours deau sont pollués, les pollinisateurs ont été éradiqués, latmosphère de la capitale est viciée par les pesticides et lagriculture toxique est en partie responsable du réchauffement climatique puisqu'elle libère du CO2.

Nous comprenons fort bien votre souhait de restaurer le prestige des agriculteurs car il a, en effet, beaucoup souffert de par les terribles dégâts provoqués par lagriculture toxique depuis un demi-siècle. Nous comprenons beaucoup moins votre souhait pour lagriculture dachever de se réconcilier avec la société. Pensez-vous sincèrement quelle ait déjà commencé à se réconcilier? Et qu'a-t-elle donc, d'ailleurs, à se faire pardonner?
LAgriculture Biologique ne représente qu'à peine 2 % de la surface agricole tandis que lagriculture toxique continue dimposer ses chimères génétiques (refusées par le peuple Français) dont un maïs de Monsanto strictement interdit par les experts de sept pays Européens en raison du danger quil représente pour la santé humaine.

Non, Madame Lagarde, vous ne pouvez pas parler de sécurité alimentaire alors que le scandale des pesticides est en train déclater au grand jour. Lagriculture toxique produit des aliments-poisons générateurs dallergies, de cancers et autres maladies de dégénérescence.

Nous dénonçons, tout d'abord, le scandale des nécro-carburants qui vont générer une insécurité alimentaire sur toute la planète tout en intensifiant les pollutions environnementales dues à lagriculture productiviste.

Nous dénonçons la campagne dintoxication de lassociation Farre qui, en partenariat avec le GNIS, et autres entreprises du secteur, vient dadopter le slogan mensonger Avec lagriculture raisonnée, semons la biodiversité. Lassociation Farre, avec moins de mille adhérents dont une partie seulement sont des agriculteurs, doit représenter à peine 0,1% des agriculteurs Français! Elle a été créée en 1993 par lUIPP, lUnion des Industriels de la Protection des Plantes (en fait, les Promoteurs de Pesticides). Lagriculture raisonnée dissémine des pesticides et non de la biodiversité.

Soit dit en passant, cest Kokopelli qui sème de la biodiversité en France et cest pour cela que nous sommes conviés devant les tribunaux de la République!

L'association Farre n'est qu'une farce et façade de l'UIPP dont le directeur, Jean-Charles Bocquet, vient de déclarer dans un éditorial récent qu'il ne pouvait pas imaginer un monde sans pesticides. On se l'imagine bien puisque l'UIPP regroupe tous les grands noms de l'agro-chimie: Monsanto, Syngenta, Bayer, BASF, Du Pont de Nemours, Dow Agrosciences, Cheminova, etc. Selon Mr. Bocquet, grâce aux pesticides, le 20 ème siècle a été un siècle sans famines. Vraiment? 36 000 personnes qui meurent de faim tous les jours, cela finit par faire des centaines de millions de citoyens planétaires qui trépassent avant l'âge. Mr. Bocquet faisait-il sans doute référence à des famines occidentales.

Si nous faisons le bilan de l'agriculture Française, nous avons 1,5 % d'agriculture biologique, 0,1% d'agriculture raisonnée et 98% d'agriculture irraisonnée. Et l'agriculture irraisonnée semble bien stable, quant à ses pratiques, puisque les derniers chiffres de ventes de pesticides dont nous disposons (pour l'année 2005) témoignent d'une augmentation d'environ 5%.

Nous avons donc d'une part l'UIPP qui ne peut pas imaginer un monde sans pesticides et d'autre part la FAO qui affirme que l'agriculture biologique peut nourrir toute la planète sans détruire l'intégrité des écosystèmes. Qui croire? Les vendeurs de poisons ou les experts agricoles des Nations Unies?

Il n'y a qu'une rupture écologique possible, c'est la promotion de l'Agriculture Biologique. Mais la vraie, pas celle que la Commission Européenne est en train de nous proposer sous la pression des lobbies avec des cahiers de charge qui seraient plutôt des cahiers de décharge: une pincée de pesticides par-ci, un peu de contamination génétique par-là, et une poignée d'intrants issus de cultures transgéniques...

Quant au Grenelle de lEnvironnement, s'il est à la hauteur des ambitions actuelles du ministère de l'Agriculture, en matière de protection de l'environnement et des citoyens, mieux vaut sans doute rester chez soi et cultiver son jardin. Il ne serait, d'ailleurs, pas étonnant de voir les multinationales de lagro-chimie sinviter à la table. Ne prétendent-elles pas travailler avec les sciences de la vie? On peut déjà simaginer de beaux slogans durables Pour lutter contre le réchauffement climatique, semez des chimères génétiques.

Et si nous proposions un contre-forum? Nous pourrions lappeler Négrelle de lEnvironnement et nous pourrions y inviter tous les opprimés de la mondialisation: les esclaves des plantations de canne à sucre au Brésil qui font de léthanol pour les automobiles de France, les esclaves immigrés dans les serres de légumes du sud de l'Espagne, les paysans Colombiens pourchassés par les milices qui implantent des palmiers à huile pour le diesel végétal des voitures des nantis, les paysans Mexicains pour lesquels le prix de la tortilla a augmenté de 160 % suite au boom de l'éthanol aux USA, les paysans Indonésiens torturés auxquels on vole les terres et les forêts pour implanter des monocultures, les paysans Argentins chassés de leurs terres par la folie du soja pour engraisser les vaches des
Tout cela, non pas pour se complaire dans la douleur. Mais pour répéter et prouver que l'agriculture moderne occidentale tue et pour affirmer que demain, tout est possible.

Même un monde sans pesticides.

Dominique Guillet. Le 7 juin 2007


Agriculture Biologique et lutte contre le réchauffement climatique


La FAO vient d'annoncer officiellement, lors de son dernier congrès, en début mai 2007, que l'Agriculture Biologique peut nourrir toute la planète!

Selon la FAO, non seulement l'Agriculture Biologique peut-elle nourrir la planète entière mais en plus sans impact sur l'environnement et en limitant considérablement la problématique du réchauffement climatique.


Comment les différents gouvernements vont-ils réagir face à une telle assertion?


De deux choses l'une:


1. Ou la direction de la FAO a perdu complètement la tête et ses experts ont succombé à une crise de passéisme aigu ou bien ont été soudoyés par une puissance occulte qui cherche à détruire les fondements de la société occidentale, moderne, progressiste et civilisée. Dans ce cas, il semble extrêmement urgent que les états membres cessent immédiatement de financer cette institution internationale dont les ramifications s'étendent sur toute la planète et qui risquent de déstabiliser le monde civilisé. En effet, la FAO, ou Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture, est une organisation représentant 189 États membres (plus la Communauté Européenne): elle est financée par les contributions de ses membres et elle emploie 3600 personnes sur toute la planète.


2. Ou bien la FAO a totalement raison. Et cette possibilité donne froid dans le dos car elle implique que depuis 60 années, les multinationales de l'agro-chimie avec la complicité de certaines administrations corrompues au sein des états, ont délibérément menti et ravagé la sphère planétaire en promouvant une agriculture hautement toxique qui a:
- empoisonné l'humanité et les animaux domestiques avec des milliers de pesticides.
- empoisonné les nappes phréatiques et les cours d'eau.
- détruit la quasi-totalité de la biodiversité alimentaire.
- produit une alimentation exempte de substances nutritives.
- instauré une insécurité alimentaire généralisée, en particulier dans les pays pauvres.
- détruit la petite paysannerie.
- détruit les forêts tropicales pour installer des monocultures.
- provoqué une érosion irréversible et des processus de désertification planétaire.
- épuisé les ressources en eau.
- libéré de très grandes quantités de CO2 dans l'atmosphère.


Si la FAO a raison, on comprend pourquoi le président de l'Académie Nationale des Sciences, Roger Heim, déclara en 1963, dans sa préface à la traduction française de l'ouvrage de Rachel Carson "Le Printemps Silencieux": « On arrête les "gangsters", on tire sur les auteurs de "hold-up", on guillotine les assassins, on fusille les despotes - ou prétendus tels - mais qui mettra en prison les empoisonneurs publics instillant chaque jour les produits que la chimie de synthèse livre à leurs profits et à leurs imprudences?»


Qui mettra en prison les empoisonneurs publics?


En attendant de trouver une réponse, que nous espérons rapide, à cette question essentielle, faisons le point sur les déclarations de la FAO qui constituent une véritable déclaration de guerre à l'agrochimie.


Selon cette institution vénérable, les avantages de l'Agriculture Biologique sont innombrables. En effet, cette forme d'agriculture respectueuse de l'environnement permet:
- de nourrir toute la planète avec des aliments sains, hautement nutritifs et exempts de poisons.
- d'économiser les réserves en eau.
- de limiter l'érosion des sols et de permettre une percolation totale des eaux de pluie.
- de préserver la biodiversité alimentaire en gardant précieusement les variétés traditionnelles qui sont plus résilientes et donc plus capables de s'adapter aux bouleversements climatiques.
- de générer des circuits courts et de promouvoir la sécurité alimentaire.
- de sauvegarder la petite paysannerie traditionnelle.
- de régénérer l'agro-foresterie traditionnelle.
- de lutter contre le réchauffement climatique en supprimant les fertilisants chimiques et les pesticides et en fixant le carbone dans le sol de par sa teneur augmentée en matière organique.
- etc.


L'agriculture va être un des secteurs les plus fragilisés par des bouleversements climatiques drastiques alors que les glaciers fondent, que les températures montent, que certains océans ne peuvent plus absorber le CO2 et que les réserves alimentaires de la planète sont au plus bas suite à des sécheresses répétées, à une pénurie généralisée en eau douce et à la promotion des nécro-carburants.


Quelle est la responsabilité de l'agriculture conventionnelle moderne dans la problématique du réchauffement climatique?


Selon l'agronome Claude Bourguignon, "par le gaz carbonique qu'elle rejette, l'agriculture intensive contribue pour un tiers au réchauffement de la planète."


Selon Jean-Marc Jancovici, "si l'on tient compte de tous les gaz à effet de serre pris en compte dans les négociations internationales, et pas seulement du CO2, alors la répartition change : c'est l'agriculture qui arrive en tête! ( avec 26 %). Cela est notamment dû aux émissions de gaz dits mineurs (CH4, N2O) qui sont respectivement dus à l'élevage bovin et à l'utilisation des engrais".


Certains spécialistes des sols considèrent que la perte d'1% de matière organique dans le sol équivaut à une libération de 20 tonnes de dioxyde de carbone, ou CO2, par hectare. Ainsi, la perte de matière organique dans les grandes plaines des USA a t-elle générée plus de CO2 que toutes les automobiles produites dans ce pays!


Selon le Professeur Pimentel de l'Université de Cornell aux USA (un spécialiste de l'érosion de sols), l'agriculture intensive US libère tous les ans 420 millions de tonnes de CO2 (sur les 6 milliards de tonnes libérées annuellement dans le pays).


Selon le CITEPA en France, l'agriculture et la sylviculture seraient responsables à hauteur de 16% des 534 millions de tonnes de CO2 libérées dans l'atmosphère en 2005, à savoir 86 millions de tonnes de CO2.


Non seulement les sols de l'agriculture intensive ne peuvent-ils plus stocker le CO2 mais, en plus, ils en sont une source considérable. Pourquoi? Tout simplement parce qu'ils sont morts. Selon l'agronome Claude Bourguignon:


"Sur l'ensemble de l'Europe, environ 90% de l'activité biologique des sols cultivés a été détruite par l'agriculture intensive. Je dis bien : détruites. Les zones les plus ravagées sont l'arboriculture et la vigne. Or l'activité biologique des sols est indispensable pour l'écosystème. Le sol est une matière vivante : sur trente centimètres d'épaisseur, il concentre 80 % des êtres vivants de la planète. Les vers de terre, à eux seuls, pèsent plus lourd que tous les autres animaux du monde réunis. Mais les sols abritent aussi des bactéries, des champignons et une myriade d'organismes qui se nourrissent de la matière organique. Or en Europe, le taux de matière organique du sol est passé de 4% à 1,4% en cinquante ans...


En France, 60 % des sols sont frappés d'érosion. Actuellement, nous perdons en moyenne quarante tonnes de sol par hectare et par an."


En fait, certains sols betteraviers en France, par exemple, perdent 100 tonnes de sol par hectare et par an. Cela signifie qu'il faut 2000 ans pour réparer 20 années d'agriculture intensive betteravière si on laisse la nature reprendre ses droits.


L'agriculture intensive moderne est génératrice de cancers, de désertification et de réchauffement climatique.


L'Agriculture Biologique offre-t-elle réellement la possibilité de réduire le réchauffement climatique?


Il faut se tourner vers les USA et le Rodale Research Center au coeur de la Pennsylvannie pour obtenir une réponse étayée scientifiquement à cette question. Le Rodale Research Center a mis en place en 1981 une expérimentation portant sur 3 terrains cultivés le premier en agriculture conventionnelle chimique, le second en agriculture biologique avec légumineuses et le troisième en agriculture biologique avec fumier. Il a publié ses premiers résultats au bout de 23 ans en 2003:


- aucune augmentation de carbone dans le sol du terrain en agriculture chimique.


- une augmentation de carbone variant de 15 à 28 % dans les deux autres terrains, la plus grande augmentation étant obtenue avec le fumier.


Le Rodale Research Center en déduit la capacité de fixer par année et par hectare 3,7 tonnes de CO2. Et ce sans prendre en considération les réductions en émissions de CO2 dues aux besoins énergétiques inférieurs de l'agriculture biologique que le Professeur David Pimentel estime à 63% des besoins énergétiques de l'agriculture chimique.


Selon ces calculs, si la totalité de la surface agricole US, (à savoir 200 millions d'hectares) était reconvertie à l'agriculture biologique, cela annulerait les émissions de CO2 de 158 millions d'automobiles US chaque année.


La surface agricole française s'étend sur 33 millions d'hectares (à savoir 60 % du territoire), dont 62 % sont occupés par des terres arables et plus du tiers par des superficies toujours en herbe.


Pour la France, selon ces mêmes données, la reconversion à l'agriculture biologique des 20 millions d'hectares de terre arable générerait une fixation de l'ordre de 74 millions de tonnes de CO2 alors que l'agriculture conventionnelle et la sylviculture sont créditées actuellement d'une émission de 86 millions de tonnes de CO2.


La British Royal Society a estimé que le 1,2 milliard d'hectares de terre arable de la planète pouvait séquestrer de 6,1 à 10,1 milliard de tonnes de CO2, à condition bien sûr de pratiquer des formes d'agriculture durable.


L'écrivain agricole Australien Grame Sait estime que "si nous pouvions accroître de 1,6 % la matière organique sur les 8,5 % de la surface planétaire qui est cultivée, nous pourrions séquestrer sans problème les 100 ppm supplémentaires de CO2 que l'humanité a libérés dans l'atmosphère."


Quant au second gaz à effet de serre, le protoxyde d'azote ou N2O, nous n'avons pas d'études précises permettant de chiffrer sa réduction par une reconversion à l'agriculture biologique. Rappelons que ce gaz est généré par l'épandage et le processus de dégradation dans les sols des engrais azotés ainsi que par le tassement des sols lié à un travail du sol intense.


Quant au troisième gaz à effet de serre, le méthane, ou CH4, il est généré par la fermentation entérique des ruminants et les fosses à lisier. Nous serions enclins à remettre en question la consommation inconsidérée de viande dans les pays occidentaux. La consommation de viande, au niveau planétaire, rappelons-le, est passée de 44 millions de tonnes en 1950 à 265 millions de tonnes en 2005. Et cette tendance ne fait que s'amplifier.


Rappelons également qu'il faut, en agriculture intensive, près de 100 000 litres d'eau pour produire 1 kilo de viande de boeuf et que l'Amérique latine est ruinée par la culture du soja transgénique pour produire de la viande consommée par les nantis de la planète.


En conclusion, s'il est vrai que le CO2 n'est pas le seul gaz à effet de serre imputable à l'agriculture intensive, il reste que sa séquestration par l'agriculture biologique permet non seulement de limiter le réchauffement climatique mais accroît aussi de façon incroyable la fertilité des sols. Nous ne pouvons pas développer cet aspect dans le cadre limité de cet article mais nous pouvons d'ores et déjà renvoyer le lecteur à une technique amazonienne connue sous le nom de Terra Preta, que l'antenne de Kokopelli a pu expérimenter dans le sud de l'Inde avec des résultats spectaculaires et qui permet de plus de "séquestrer" le carbone sur de très longues périodes de temps.


On ne peut que remercier la FAO pour ses prises de position radicales quant à la nécessité de reconvertir l'agriculture à des pratiques écologiques. Il est vrai qu'il lui a fallu quelques dizaines d'années pour en arriver à cette conclusion!


Les documents de travail que la FAO vient de publier lors de son congrès international de mai 2007 sur l'Agriculture biologique constituent une base de travail excellente pour toute institution désireuse sincèrement de mettre en place une agriculture durable.


Nous ne doutons pas que le gouvernement de Messieurs Sarkozy-Juppé, dans le cadre de sa révolution écologique, va se saisir de cette occasion unique pour interdire de suite tous les pesticides, toutes les chimères génétiques, tous les fertilisants de synthèse et promouvoir la reconversion de la totalité de la surface cultivée française à des pratiques d'agriculture biologique.


Et pourquoi pas de promouvoir la protection de la biodiversité alimentaire, ce qui permettrait à l'Association Kokopelli de respirer un peu et de ne plus être harcelée de procès à répétition parce qu'elle distribue des variétés anciennes non inscrites sur le catalogue national.


Dominique Guillet. Le 1er juin 2007.




En finir avec la gratuité ! (ou la mafieurisation du monde)


En 1845, le lobby des Fabricants de Chandelles, Bougies, Lampes, Chandeliers, Réverbères, Mouchettes, Éteignoirs, et des Producteurs de Suif, Huile, Résine, Alcool, et généralement de tout ce qui concerne l'Éclairage avaient pétitionné les députés dans les termes suivants :

" Nous subissons l'intolérable concurrence d'un rival étranger placé, à ce qu'il paraît, dans des conditions tellement supérieures aux nôtres, pour la production de la lumière, qu'il en inonde notre marché national à un prix fabuleusement réduit; car, aussitôt qu'il se montre, notre vente cesse, tous les consommateurs s'adressent à lui, et une branche d'industrie française, dont les ramifications sont innombrables, est tout à coup frappée de la stagnation la plus complète. Ce rival, qui n'est autre que le soleil, nous fait une guerre (si) acharnée

Nous demandons qu'il vous plaise de faire une loi qui ordonne la fermeture de toutes fenêtres, lucarnes, abat-jour, contre-vents, volets, rideaux, vasistas, oeils-de-buf, stores, en un mot, de toutes ouvertures, trous, fentes et fissures par lesquelles la lumière du soleil a coutume de pénétrer dans les maisons, au préjudice des belles industries dont nous nous flattons d'avoir doté le pays, qui ne saurait sans ingratitude nous abandonner aujourd'hui à une lutte si inégale.

Et d'abord, si vous fermez, autant que possible tout ... à la lumière naturelle, si vous créez ainsi le besoin de lumière artificielle, quelle est en France l'industrie qui, de proche en proche, ne sera pas encouragée ? "

Le lecteur aura reconnu des extraits du pamphlet célèbre de Frédéric Bastiat, qui ferraillait contre les protectionnistes de son temps. Ce libéral conséquent avait pressenti le principe économique de notre modernité néo-libérale, la croissance illimitée, quelquen soit le coût : toute activité gratuite, parce qu'elle lèse le secteur marchand correspondant, devra être soit interdite soit taxée à son profit.

Les êtres vivants commettent un crime impardonnable: ils se reproduisent et se multiplient gratuitement. Certains en éprouvent même du plaisir. Depuis plus de deux siècles, notre société livre à cette gratuité une guerre longtemps secrète dont la dernière bataille est en cours.

En 1961, la convention de lUnion pour la Protection des Obtentions Végétales (UPOV) signée par les six pays fondateurs du Marché Commun cherche à stimuler la sélection clonale (le remplacement de variétés par un modèle ou génotype unique produit en autant de copies que nécessaire, un clone par conséquent) de plantes conservant leurs caractères héréditaires individuels dune génération à la suivante (blé, orge, etc.). Dans ce cas, le facteur génétique na pas de prix au double sens paradoxal que sa valeur marchande est nulle car lagriculteur le multiplie à satiété dans son champ, alors que sa valeur sociale est inestimable. Par exemple, le blé Etoile de Choisy, un clone de lInra, a, après la guerre, révolutionné la culture du blé en France. Cette convention laisse lagriculteur libre de semer le grain récolté et tout clone (appelé à tort "variété") reste une ressource génétique disponible pour poursuivre le travail de sélection.

La version originale de lUPOV satisfaisait les sélectionneurs de lépoque, de grands agronomes agriculteurs passionnés par la plante et travaillant avec les généticiens/sélectionneurs de lInra. Ce système fonctionnait bien. LInra pouvait faire respecter ce quil jugeait être lintérêt public. Mais maintenant quun cartel de fabricants dagrotoxiques contrôle les semences, l'Inra ne pèse pas lourd. De plus, les gouvernements successifs ont mis directement les chercheurs au service de transnationales qui nentendent pas se contenter des profits, somme toute modestes, que la redevance UPOV et la règlementation administrative offrait aux agronomes-sélectionneurs. Le cartel exige maintenant den finir avec cette injustice de la reproduction gratuite des êtres vivants dautant plus vite quil se heurte à une résistance populaire mondiale. Son but est de les stériliser par un moyen quelconque, administratif, règlementaire, biologique, ou légal.

En 2001, le gouvernement Jospin a pris une mesure inédite de lutte contre la gratuité de la nature, la "Cotisation Volontaire Obligatoire" (George Orwell aurait aimé cette expression) pour les semences de blé tendre. Que lagriculteur sème le grain quil récolte ou quil achète des semences, il doit payer une redevance à lobtenteur ! Ce dispositif sera étendu à dautres espèces. Une commission estimera le prix de cette marchandise nouvelle, le droit à semer". Comment, puisquil y a pléthore et donc pas de marché ? Pourquoi pas un droit à respirer ?? ? On ne pourra même plus dire comme Mme du Deffants au temps de Louis XV : "On taxe tout, hormis lair que nous respirons".

On connaît la technique emblématique des industriels des "sciences de la vie", Terminator: la production de semences transgéniques dont la descendance est stérile - le triomphe de la loi du profit sur la loi de la vie. En 1998, Terminator avait soulevé une vague d'indignation telle que Monsanto avait dû annoncer qu'il abandonnait cette technique de stérilisation. En octobre 2005, l'Office Européen du Brevet a accordé le brevet Terminator dans lindifférence. Monsanto et ses concurrents/alliés travaillent d'arrache-pied à cette méthode jamais abandonnée cest larme absolu contre la Vie - qui cible en priorité les paysans du Tiers-Monde? pour les soulager de la faim, nous affirment le cartel et ses affidés.

En novembre 2004, lAssemblée Nationale unanime (sauf le groupe communiste) avait transposé la Directive Européenne 98/44 de soi disant "brevetabilité des inventions biotechnologiques". Tout ce qui transgénique est brevetable (article 4), ce qui, comme le montre lexemple nord-américain mettra fin à la pratique fondatrice de lagriculture, semer le grain récolté. Il est piquant que les communistes défendent maintenant les valeurs libérales et significatif quils soient seuls à le faire.

La version 1991 du traité de lUPOV confère à lobtenteur le "droit exclusif de produire, reproduire, conditionner au fins de la reproduction ou de la multiplication, offrir à la vente sous toute autre forme, exporter, importer, détenir à une des fins ci-dessus mentionnées du matériel de reproduction et de multiplication de la variété protégée".
Par dérogation accordée par le Conseil dEtat, lagriculteur pourra semer le grain récolté.

LAssemblée Nationale discutera prochainement de la ratification de lUPOV 1991 adoptée le 23 février par le Sénat. LUnion Européenne, le lobby des agrotoxiques et le gouvernement font passer pour une opération de routine technique la stérilisation légale et gratuite du vivant au profit dun cartel de fabricants dagrotoxiques exemptés dans les pays industriels des coûts de la mise au point de techniques biologiques aléatoires de stérilisation comme Terminator ou les Gurts - les méthodes de restriction de lutilisation des gènes, la fabrication non pas de plantes stériles mais des plantes handicapées.

En somme, le gouvernement demande au législateur de créer un privilège sur la reproduction des êtres vivants. Contre lintérêt public. Contre celui des agriculteurs Au profit de producteurs de poisons. Au nom du libéralisme!

Un privilège incite ceux quil lèse à tricher. La prochaine étape sera donc de créer une police génétique pour le faire respecter. En Amérique du Nord, Monsanto engage des entreprises de détectives privés pour débusquer les éventuels "pirates" et offre aux agriculteurs qui voudraient dénoncer leurs voisins une ligne téléphonique gratuite ( !). En Europe, la police génétique sera-t-elle privée ou publique ? Cest le choix que la Commission Européenne et le gouvernement imposeront au législateur. Est-ce un choix honorable ?

Dans le même temps, la création dun catalogue alternatif pour les variétés paysannes dites " de conservation " qui les protégerait de lexpropriation par le cartel, est au point mort.

Dernière pierre du dispositif gouvernemental, le projet de loi sur la coexistence entre clones chimériques brevetés et clones traditionnels, organise la pollution génétique. Il sagit de créer le fait accompli en accélérant encore la destruction déjà catastrophique de la biodiversité. Il sagit deuthanasier lagriculture biologique dont le seul tort est dutiliser la gratuité de la Nature plutôt que des pétro-intrants marchands ruineux pour les humains, les sols, leau, bref, notre milieu de vie, au moment même où se ferme la parenthèse dune pétro-agriculture industrielle obsolète fondée sur la thermodynamique du XIXè siècle !

Une société totalitaire de délation est en gestation. De vote en vote, de règlement en règlement, de mesure en mesure, insensiblement, le législateur est aspiré dans une spirale funeste et détestable dont il ne voudrait à aucun prix si la propagande du cartel des chandelles transgénique ne le trompait pas.

Mesdames et Messieurs les Députés, ouvrez les yeux ! Nos libertés sont en danger. Ne confiez lavenir biologique de nos enfants et de notre planète aux fabricants dagrotoxiques !

Jean-Pierre Berlan
Directeur de Recherche Inra

Page extraite du site consacré à l'écosociétalisme

http://ecophilopat.fr/

http://forum.aufeminin.com/forum/actu1/__f46447_actu1-Manger-coutera-de-plus-en-plus-cher.html


Les produits bio pourront contenir des OGM 12/06/2007 (Belga) Les ministres européens de l'Agriculture ont définitivement approuvé mardi un nouveau règlement controversé sur les produits biologiques qui autorise notamment la présence fortuite d'organismes génétiquement modifiés (OGM) dans ces produits. Le nouveau texte étend en réalité aux produits bio les dispositions européennes déjà en vigueur depuis 2004 concernant les présence "fortuite ou techniquement inévitable" d'OGM dans les aliments conventionnels. Ainsi, si un produit conventionnel contient plus de 0,9% d'OGM, il doit être étiqueté comme tel. En deçà de ce seuil, aucune indication au consommateur n'est prévue. Suite au vote de mardi, ces dispositions seront également valables pour les produits biologiques pour lesquels aucune norme n'existait jusqu'à présent. Ce règlement controversé a été approuvé par une large majorité d'Etats membres, en dépit de l'opposition de la Belgique, de la Grèce, de l'Italie et de la Hongrie. Le Parlement européen s'était de son côté prononcé pour un taux maximal de contamination de 0,1%, soit le seuil de détection. Son avis n'a toutefois aucune force contraignante, la Commission européenne et les Etats membres ayant refusé d'associer formellement les députés au projet. (AdValvas avec Belga)

source Terre sacrée



10/06/2007
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